^

Monde

A la veille des 70 ans de la Nakba

52 palestiniens tués, 2 200 blessés : nouveau carnage à Gaza

À la veille de la commémoration de l’exil forcé de centaines de milliers de palestiniens et alors qu'était inaugurée la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem, les soldats israéliens ont fait un nouveau carnage en réprimant les manifestants palestiniens.

Plus de 50 palestiniens ont été tués et plus de 2 000 blessés aujourd’hui à Gaza, lors de manifestations à la frontière de Gaza. Les palestiniens, qui manifestent chaque vendredi, dans le cadre de la « Grande Marche du Retour », depuis le 30 mars étaient particulièrement mobilisés pour protester contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Depuis le début de ces manifestations, qui ont ponctué chaque vendredi depuis plus d’un mois, la répression est extrêmement violente, avec de nombreux morts et blessés. Aujourd’hui, à l’occasion du déménagement de l’ambassade américaine décidé par Trump, et à la veille de la « nakba », 70ème anniversaire de l’exil forcé de centaines de milliers de palestiniens, un nouveau stade a été atteint dans la violence criminelle. Face à des manifestants armés de pierres et séparés par un grillage, les soldats israéliens n’ont pas hésité à tirer à balles réelles, tuant 52 palestiniens et en blessant 2 200.

Répondant à Marc-Olivier Fogiel qui lui demandait si elle n’avait pas « contribué au drame » en appelant à manifester, l’ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de l’UE, Leïla Shahdi a dénoncé un « crime de guerre ». L’ONG Amnesty International a quant à elle dénoncé sur Twitter une « violation abjecte » des Droits de l’Homme. La cheffe de la diplomatie de l’UE, Frederica Mogherini, a, quant à elle, de façon indécente, renvoyé les protagonistes dos à dos en appelant « toutes les parties » à « agir avec la plus grande retenue afin d’éviter des pertes de vie humaine supplémentaires ». Une fois de plus, les éditocrates et les dirigeants de la diplomatie européenne cautionnent, main dans la main, la politique génocidaire d’Israël à Gaza.

Malheureusement, le carnage de ce lundi 14 mai risque fort de s’ajouter à la longue liste des crimes impunis de l’Etat israélien, dont la politique coloniale est couverte et appuyée par les pays occidentaux. Face à cela, un rassemblement est appelé mercredi soir à Paris, sur la place du Trocadéro, pour soutenir les morts et les blessés de Gaza.




Mots-clés

Israël   /    Proche et Moyen-Orient   /    Palestine   /    Monde