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Politique

Vidéos : violences policières et racisme d’État

A Champigny, la police tabasse des jeunes de manière totalement gratuite

Ce samedi 5 mai, la police est intervenue au Bois L'abbé, un quartier de Champigny, suite à quelques pétards lancés dans le quartier. Alors que les jeunes sur place étaient tranquillement assis sur des bancs, les policiers les ont tout bonnement tabassés. Coups de pieds, balayettes, coups de poings, de matraque, gazage… une violence gratuite et injuste mais quotidienne pour les populations issues des quartiers populaires.

Nous relayons ci-dessous les vidéos prises par des témoins et habitantes du quartier.

Ce samedi, à Champigny, dans le Val de marne, c’est à une énième déferlante de répression policière que des jeunes de quartiers ont fait face. Alors que certains d’entre eux faisaient exploser des pétards, les forces de police ont débarqué et les ont violemment frappés, avant de les embarquer. Des coups et des interpellations totalement injustifiés.

En effet, comme le raconte une témoin, les jeunes en question n’avaient rien à se reprocher : « Ces derniers étaient simplement assis sur les bancs, il n’y a eu aucune agression envers la police ou de refus obtempérer ». Les vidéos prises par cette dernière confirme cela et démontre en image l’ampleur de la violence des policiers et de l’humiliation qu’ils infligent aux habitants des quartiers populaires.

Comme les vidéos le montrent, alors que l’un des jeunes se tenait tranquille devant les policiers, l’un d’entre eux s’est rué vers lui, lui infligeant un coup de pied, le faisant tomber au sol. Ses collègues se sont vite empressés de le rejoindre et de tabasser le jeune qui était alors à terre, avec des coups de poing et de matraque. Gazant par la suite les autres habitants du quartier qui se trouvaient autour. Ensuite, alors qu’ils embarquaient deux jeunes (au moins) au poste, les policiers ont à nouveau frappé et mis à terre l’un d’entre eux. Toujours sans aucune raison.

Les policiers vont probablement invoquer le caractère illégal des pétards – ce qui est par ailleurs souvent utilisé pour criminaliser, stigmatiser les jeunes des quartiers populaires et justifier les interventions policières et le harcèlement policier dans les quartiers – ou un prétendu refus d’obtempérer pour justifier ces violences et les interpellations. Cependant, il est clair que nous avons affaire ici, comme dans de nombreux autres cas de violences policières, à une répression injustifiée et systématique des habitants des quartiers populaires, bien souvent racisés, de la part de l’État français qui les condamne à la précarité, au chômage de masse et à la ségrégation sociale.

Le sur-encadrement policier des quartiers, qui se traduit par un harcèlement et une répression permanente, étant utilisé pour les maintenir dans cette situation. Les jeunes qui se sont fait tabasser dans ces vidéos étaient noirs. Cela n’a rien d’anodin et témoigne de la violence quotidienne du racisme d’État qui s’abat sur eux.

Une violence que les forces de répression ont également infligé ce dimanche à la mère d’un des jeunes embarqués qui, inquiète après avoir vu les vidéos montrant son fils se faire tabasser, est allée demander des nouvelles au commissariat... Et a reçu en réponse des coups de gazeuses en plein visage !




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