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La riposte sociale est en marche

Bordeaux. Première démonstration réussie

Aujourd’hui, ce sont plus 15 000 personnes, d'après l'UD CGT de Gironde, qui ont manifesté à Bordeaux leur opposition au projet politique de Macron et sa nouvelle loi travail.

Crédit photo : CGT Ford blanquefort

Le rendez vous était donné à 11h place de la République, intersyndicale en tête avec FSU GCT FO et Solidaires.
La manifestation déposée par la CGT, qui devait s’arrêter à la préfecture, a finalement été prolongée jusqu’à la place de la Victoire dans le centre ville, après discussion commune.

De nombreuses organisations étaient présentes. Le cortège massif de la CGT était en tête, suivi notamment de l’Union Départementale de Force Ouvrière 33 qui avait appelé à manifester malgré la trahison ouverte de leur direction syndicale. Différent groupe politiques était également présents, ainsi qu’un cortège jeune combatif unitaire, avec une présence d’organisations étudiantes et lycéennes. La France Insoumise était présente en nombre ainsi que des cortèges du PCF, de la CNT, de LO et du NPA. A noter, la présence des Fords Bordeaux, ainsi que celle des Dockers et des Cheminots venus protester contre le projet de loi travail XXL.

Les cortèges sont notamment passés par la bourse du travail, devant laquelle s’est rapidement déployée une banderole dénonçant l’attitude bureaucratique des directions syndicales ("A qui profite la Bourse du Travail ?") accompagnée de chants antibureaucratiques, lancés par un groupe de manifestants. La pression exercée par la bases des syndicats sur leurs bureaucraties se fait en effet de plus en plus forte alors que le mouvement social se dessine. On le constate pour ce qui est de FO, où de nombreuses unions départementales manifestent malgré les instructions des bureaux nationaux. Deux intentions opposées se révèlent, celle d’une bureaucratie syndicale soucieuse de ne pas faire trop de bruit et de rester respectable auprès du gouvernement, contre celle des bases désireuses de défendre leurs intérêts contre les attaques de Macron.

Malgré une présence policière assez visible, la manifestation n’a pas eu à subir de répression comme à Lyon ou Paris et ce jusqu’à l’arrivée du cortège à la Place de la Victoire, vers 14h. Au-delà de la présence policière attendue, quelques militaires, visiblement armés, étaient également présents aux alentours du centre ville de Bordeaux, particulièrement autour de la place de la Victoire.
A la fin de la manifestation, un cortège d’environ une cinquantaine de personnes est parti en manif sauvage dans la Rue Ste. Catherine. Cela s’est immédiatement accompagné d’une violente répression policière. On compte pour l’instant deux arrestations et un blessé grave à la tête..

Plus tard dans la journée, une assemblé générale a eu lieu à 17h, pour discuter localement de la suite du mouvement. La CGT a d’ores et déjà appelée a une seconde journée d’action contre le projet de Macron, le 21 septembre. Dès lors, il reviendra aux manifestants et aux travailleurs de prendre eux même la tête des mobilisations futures en s’organisant eux-mêmes pour empêcher une quelconques canalisation de la part des bureaucraties syndicales.Même si la loi El-Khomri est finalement passée, il en ressort cependant que les forces combatives ne se retrouve pas découragés, la réussite de cette première journée d’action en témoigne. Face à Macron, la mobilisation est en marche.




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12 septembre   /    Manifestation   /    Bordeaux