^

Notre classe

Sous traitance et précarisation

Bosser 76h c’est possible et c’est chez Sferis, filiale de la SNCF

Voici plusieurs années que la SNCF, par le biais de ses filières, organise sa propre concurrence. Une habile manœuvre qui permet, au passage, de dégrader au maximum les conditions de travail au nom de la compétitivité.

Crédit photo : Sferis

La SNCF est sa première concurrente avec le nombre incessant et croissant de filiales qu’elle crée depuis des années au nom de la compétitivité.

Compétitivité qu’elle mène au détriment du social et des conditions de travail des salariés.
Sferis une filiale de maintenance en infrastructure ferroviaire en fait partie et son management est des plus inhumains.

Des salariés sous convention BTP avec des amplitudes de travail hebdomadaire de plus de 76h alors que la réglementation du travail en préconise 48, un nombre d’heures déjà bien au-delà d’un temps de travail sain. Des déplacements de plus de 50km non payés, des logements insalubres pour les agents en déplacement, pas d’accès à l’eau potable, des entretiens systématiques avec le DRH desquels les salariés sortent en pleurs, coups de pression, harcèlement morale, brimades, tout y est.

Un management inhumain pour pouvoir exploiter à volonté la masse salariale. C’est l’ouverture à la concurrence dont on nous a tant parlé, qu’on nous obligera à rejoindre de gré ou de force sous peine de licenciement. Encore une fois et plus que jamais nous devons nous battre contre ces pratiques barbares, nous ne sommes pas des esclaves, statutaires ou non, filiales ou pas, nous exigeons des conditions de travail humaines et plus que jamais réclamons le statut pour tous les travailleurs du Rail : une seule convention collective le RH077.