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Notre classe

« Nous ne voulons pas durer mais gagner ! »

Cheminots de Saint Lazare en grève reconductible pour le retrait du pacte ferroviaire !

Depuis le 22 mars nous étions nombreux à Saint Lazare à penser que seule la grève reconductible nous permettrait non pas de durer, mais de gagner : notre seul objectif. A partir du 9 avril, le choix de la reconductible a été fait par un certain nombre de collègues cheminots, prêts à militer pour construire une véritable grève reconductible pour imposer au gouvernement autoritaire d’Emmanuel Macron le retrait du pacte ferroviaire.

À la première Assemblée Générale, un comité de mobilisation été voté, regroupant des grévistes syndiqués et non syndiqués. Au lendemain du 9 avril, où l’Assemblée Générale a voté la reconduction (hors du cadre du calendrier loto de 2 jours sur 5, proposé par la CGT), nous étions donc encore plusieurs grévistes motivés à militer pour la grève. Après le vote de la veille nous avions manifesté aux abords de La Sorbonne aux côtés des étudiants qui nous ont réservé un accueil chaleureux. Le 10 au matin, en compagnie des postiers en grève dans les Hauts de Seine, nous sommes allés dans un bureau de Poste de Malakoff pour prendre la parole et soutenir leur grève. Après des discussions entre postiers grévistes et non grévistes, plusieurs sortiront du bureau et se mettront à leur tour en grève, non sans quelques intimidations du directeur du centre et la présence d’un huissier.

Ensuite, nous avons également décidé d’écrire entre grévistes un journal de la grève, que nous avons nommé « Le Monde des grévistes » qui nous permet de nous adresser aux collègues, grévistes ou non, et que nous avons distribué lors de nos tournées dans les services. Nous avons également eu la visite d’étudiants de Tolbiac et de Nanterre, en nombre, et nous avons pu manifester dans la gare Saint Lazare. A cette occasion, les banderoles des cheminots et celles des étudiants étaient côte à côte. La convergence, longtemps évoquée dans les discours commence enfin à prendre forme et à devenir de plus en plus une réalité. C’est à nous de la renforcer, de l’alimenter, pour qu’elle aille dans les deux sens. C’est pourquoi certains d’entre nous sont également allés soutenir les étudiants à Tolbiac, notamment lorsqu’ils étaient menacés de répression et expulsion de la part du gouvernement.

Aujourd’hui, il devient indispensable de continuer à tisser et renforcer des liens avec les cheminots grévistes d’autres gares, à commencer par les cheminots et cheminotes de Paris Nord, qui ont voté majoritairement en Assemblée Générale le départ en grève reconductible à partir du vendredi 13 avril.

Toutes ces actions, ces tournées dans les services et nos discussions avec nos collègues, nous ne pouvons les mener que parce que nous sommes en grève. Retourner au boulot entre deux dates de grève, c’était pour nous comme accepter de laisser des « syndicalistes professionnels » faire le travail. Finalement c’est ce qui résume notre détermination, nous ne voulons pas durer, mais gagner.




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