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Les syndicats ne doivent pas signer !

DIRECT. Massacre de l’emploi : PSA vise 2.150 suppressions d’emplois en 2018

Ordonnances Macron. La direction du groupe PSA projette au moins 1.250 ruptures conventionnelles collectives en France pour l'année 2018. A ces départs « RCC » doivent s'ajouter 900 congés senior. Au total, PSA entend donc obtenir plus de 2.150 suppressions de postes.

Saint-Ouen et Poissy en première ligne

2.150 suppressions d’emplois. C’est un nouveau plan de massacre de l’emploi annoncé par le direction du groupe PSA. Un savant mélange entre 1 250 ruptures conventionnelles collectives, application directe des ordonnances Macron, et 900 « congés séniors » pour licencier les CDI, les vieux et les handicapés à bas coût.

Pour le moment, les « négociations » sont toujours en cours et la direction n’a pas donné de données précises site par site. Elle compte devrait le faire en comité d’entreprise extraordinaire le 19 janvier. Selon Les Echos, les unités de Saint-Ouen et de Poissy, en région parisienne, devraient être menacées.

Contrer ce plan de licenciement, les syndicats doivent s’opposer !

Ce plan de licenciement est à visée politique. Tavares compte ainsi impulser un plan de licenciement « dernier cri », dans l’un des secteurs clés de l’industrie hexagonale : la métallurgie. Ce plan, le patronat compte généraliser à l’ensemble d’un secteur déjà sinistré et soumis, à une importante exploitation, des cadences infernales, une énorme souffrance au travail.

Contre PSA et son plan de licenciement made in Macron, ce dont il s’agit pour l’ensemble des organisations syndicales, c’est de construire une riposte globale. Pour cela, le préalable nécessaire, même si non suffisant, c’est d’exiger de l’ensemble des syndicats de s’opposer à cet accord !

Une victoire face à ces plans de licenciements, comme ceux qui touchent PSA, pourrait être une première étape pour faire reculer le camp d’en face et donner confiance à la classe ouvrière. Une victoire mettrait un coup d’arrêt à la mise en œuvre des ruptures conventionnelles collectives chez PSA comme chez Pimkie. En ce sens, cette lutte contre les licenciements doit être une bataille de l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse.

Comme lors de la grève contre la fermeture de PSA Aulnay, sans nous pas de bagnoles !

Plus encore, cette bataille contre les licenciements à PSA, c’est aussi un combat pour dire stop à la société que Macron compte nous imposer, cette société où les licenciements seront aussi simples qu’un bonjour, cette société où la précarité devient la norme.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de la précarité, mais des embauches en CDI pour tous !

Crédits photos : Jean-Claude Coutausse / french-politics pour Le Monde




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