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Jeunesse

Répression policière

Dijon : "Les flics occupent la fac ! Ils nous traquent dans les couloirs, matraques et gazeuses à la main !"

Vendredi dernier, le gouvernement et les forces de police ont une fois de plus démontré à quel point elles sont déterminées à empêcher toute voix discordante de s’exprimer à propos du plan étudiant. A Dijon, lors d’une visite de la ministre, les étudiant ont même été refoulés par des gardes mobiles venus assurer la « sérénité » du déplacement gouvernemental.

Université de Dijon, vendredi 16 mars : Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, vient s’exprimer, dans le cadre de la Conférence des Présidents d’Université. Pendant qu’elle vante les contre-réformes menées par le gouvernement contre la jeunesse, et notamment le plan étudiant, qui instaure la sélection à l’université, un rassemblement devait avoir lieu pour affirmer le refus du plan étudiant par les étudiants dijonnais. Mais face aux cinquante étudiants qui s’étaient rassemblés, la ministre a décidé de faire tout simplement intervenir les forces de l’ordre pour éviter tout échange avec les étudiants. Les gardes mobiles sont donc entrés dans l’université, n’hésitant pas à invectiver les étudiants jusque dans les salles de cours. Une interviention qui est dans la stricte continuité de l’intervention des CRS à l’université de Bordeaux Victoire il y a quelques jours, qui ont vidé un amphithéâtre à coup de matraque, envoyant par là même une étudiante à l’hôpital.

Face à cette intrusion des forces de répression dans l’université, les syndicats étudiants ont vivement dénoncé la politique du président de la fac. Solidaires Etudiant-e-s Dijon a ainsi demandé la démission d’Alain Bonnin, le président, ainsi que la dissolution du Conseil d’Administration, rappelant que « pendant que les invité·e·s de marque sont accueilli·e·s dans des lieux spécialement réaménagés le temps de quelques conférences, avec plate-bandes et décorations d’intérieurs feutrées, la plèbe étudiante est tenue à l’écart à coups de matraque par une armée de vigiles et de policiers en tenue anti-émeute.  » Une répression qui montre à quel point le gouvernement souhaite rapidement en finir avec le dossier du plan étudiants, qu’il espère expédier avant les vacances de printemps. Cependant, les dernières assemblées générales à Montpellier et Toulouse, qui ont rassemblées plus d’un millier de personnes, montrent bien que la lutte contre la sélection n’est pas finie, et ce, quels que soient les modes de répression du gouvernement.




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