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Politique

Le Tout Répressif

Halloween. Une porte-parole LR demande plus de répression de la jeunesse par la police et la justice

Jeudi soir, sur BFMTV, Laurence Sailliet, la porte-parole des républicains a tenté d'apparaitre encore plus à droite que ses confrères de l’Élysée. Si elle a un message à faire passer à la jeunesse, c'est « marche droit et marche au pas ».

Si vous étiez sur BFMTV, vous avez pu entendre le discours réactionnaire de la porte parole Les Républicains Laurence Sailliet, invitée pour parler de la réponse du gouvernement et de la police face aux violences qui ont pu avoir lieu la nuit du 31 octobre au 1er novembre.

Alors que le nouveau ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, avait ordonné un décuplement d’effectif policier plus grand par rapport aux autres années, Laurence Sailliet s’insurge à propos d’un pseudo manque de mesures répressives prises à l’encontre des jeunes auteurs de ces violences. Sous couvert de sécurité et de leçon de morale, elle s’indigne contre un gouvernement qui semblerait trop laxiste face à la jeunesse. Quand bien même une centaine d’interpellations aient été faites ce soir là..

En effet, si on écoute la porte-parole du parti de Laurent Wauquiez (qui lui même, face à cette affaire, pleurait sur Twitter la mort d’un « État régalien »), il faudrait un message fort à la jeunesse. Ce message prescrit des comparutions immédiates et des peines de prisons à tire larigot à l’encontre d’une jeunesse de plus en plus exposée à la violence sociale et la précarité.

Cette année, les violences qui ont émergé le soir d’Halloween, s’inscrivent dans le contexte d’un appel à la purge lancé par un jeune et devenu viral sur les réseaux sociaux. D’après ce dernier cet appel était une blague. Si la police n’était pas la principale cible de cet appel, ce dernier a mentionné que « toute intervention des forces de l’ordre doit être sanctionnée en leur tirant dessus ».

Même si cela a été présenté comme une blague, le caractère viral qu’a eu l’appel témoigne du mal-être et de la colère légitime ressentie par les jeunes des quartiers populaires, victimes du racisme dÉtat et des violences policières systématiques.

Face à cette réalité, ce que propose Laurence Sailliet, c’est une mise au pas de cette jeunesse qui subi jour après jour les politiques antisociales des gouvernements successifs, le racisme et la répression étatique. Tentant d’apparaître plus à droite qu’un gouvernement qui a pourtant dans les tiroirs le « plan Banlieue » qui préconise le déploiement de 1300 policiers supplémentaire d’ici 2020 et qui compte ouvrir les écoles aux policiers et aux gendarmes.




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