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Ingérences Russes. Bannon accuse le fils de Trump de « trahison »

Steve Bannon, ex-bras droit de Trump lors de la campagne présidentielle et dans les premiers mois de sa présidence, a relancé la bataille qui l'oppose au président américain. En effet, Bannon a accusé le fils de Trump de « trahison » dans le cadre de l'affaire des ingérences russes lors du scrutin de 2016.

Crédits photo : SAUL LOEB, JOE RAEDLE / AFP

Steve Bannon a donc accusé Donald Trump Jr. d’avoir commis une « trahison » en rencontrant une avocate russe qui offrait des informations compromettantes sur Hillary Clinton avant l’élection présidentielle américaine, en 2016. Il a été interrogé par le journaliste Michael Wolff qui a écrit l’ouvrage Le Feu et la Fureur : dans la Maison Blanche de Trump et qui sera publié prochainement. Le livre se plonge dans les coulisses de la première année de la présidence de Trump. Des extraits ont été publiés dans The Guardian cette semaine et notamment les passages du témoignage de Bannon.

« Les trois personnes les plus importantes de la campagne ont pensé que c’était une bonne idée de rencontrer un gouvernement étranger dans la Trump Tower, dans la salle de conférence du 25e étage, sans avocats. Ils n’avaient pas d’avocats », a déclaré M. Bannon au journaliste . Il estime que cette rencontre est proche d’une « trahison » « antipatriotique », et même une « connerie » qui aurait dû arriver aux oreilles du FBI.

Il déclare également que le gendre de Trump, Jared Kushner est « la tête de ligne de toutes les mauvaises décisions », en particulier celle du limogeage du chef du FBI, James Comey qui enquêtait sur de possibles liens entre l’équipe de campagne de Trump et les hackeurs russes qui avaient déstabilisé celle de Cinton. Bannon dit même que c’est la décision « la plus stupide de l’histoire politique moderne ».

Trump réplique par un communiqué

C’est par un communiqué que Donald Trump a réagi à cette nouvelle attaque. Le président américain y explique que « Steve Bannon n’a rien à voir avec [lui] ou [sa] présidence. Quand il a été limogé, il n’a pas seulement perdu son travail, il a aussi perdu la raison. (…) Steve ne représente pas [sa] base [électorale], il ne cherche que son propre intérêt. ». Avant de poursuivre l’estocade :

« Steve n’a eu qu’un rôle très limité dans notre victoire historique [il] prétend être en guerre avec les médias, qu’il appelle le parti d’opposition, pourtant il a passé son temps à la Maison Blanche à leur faire passer de fausses informations pour apparaître pour beaucoup plus important qu’il n’était. C’est la seule chose qu’il sache faire. »Trump est même allé jusqu’à faire endosser l’entière responsabilité de la perte de l’état d’Alabama à son ex bras droit. Enfin, une mise en demeure écrite à été transmise à Steve Bannon pour avoir rompu un accord de confidentialité et avoir tenu des « propos diffamatoires à l’encontre de M. Trump et de membres de sa famille ».

L’affaire des « ingérences russes » colle à la peau de Trump

Alors que les élections de mi-mandat s’annoncent difficiles pour Trump, qui a vu sa côte de confiance dégringoler, c’est à nouveau le serpent de mer de l’affaire des ingérences russes qui refait surface. En soi, le président américain se retrouve à nouveau embourbé en interne, tandis que, sur le plan international, Trump y est encore allé de sa surenchère avec la Corée du Nord. Une attitude qui apparaît de plus en plus irresponsable et qui, loin de lui faire gagner des galons de légitimité, fragilise un peu plus sa position.
Bannon a beau jeu d’affirmer, ce jeudi, soutenir Trump pour ces échéances électorales, il n’en demeure pas moins que l’estocade est extrêmement forte. Les résultats du scrutin permettront de jauger un peu mieux les effets de la multiplication des affaires qui affectent Trump depuis le début de son mandat, placé ouvertement sous le signe de la réaction.




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