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Monde

Un gouvernement xénophobe et anti-ouvrier

Italie : Salvini envoie l’armée pour réprimer dans le sang les grévistes de Logista

Vendredi 29 juin, les travailleurs de l'entreprise de logistique Logista, à Bologne en Italie, se sont réunis devant le Tribunal pour protester contre les licenciements de 24 d'entre eux. En réponse, le Ministre d'extrême droite Matteo Salvini a envoyé la police et l'armée. Ceci démontre le populisme de ce gouvernement qui tente de légitimer sa politique nationaliste par une façade pro-ouvrière qu'il n'omet pourtant pas de briser lorsque les travailleurs se mobilisent.

C’est avec l’armée et la police que le gouvernement a décidé de répondre aux grévistes de Logista qui se mobilisaient contre le licenciement d’une partie d’entre eux. Réunis devant le Tribunal de Bologne, ils se sont faits tabassés jusqu’au sang comme en témoigne la vidéo partagée sur Facebook par la page « Grève Générale ». Un des grévistes, ensanglanté, s’est vu plus tard trainé devant le juge dans le cadre d’un procès en comparution immédiate !

Pourtant, rien d’étonnant à cela. Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur du nouveau gouvernement formé principalement par les réactionnaires de La Ligue (du Nord) et du Mouvement 5 Etoiles, veut briser toute solidarité et mouvement progressiste en Italie. Si sa politique raciste et xénophobe face à la crise migratoire est plus assumée, la répression de la classe ouvrière, plus latente et insidieuse, fait néanmoins partie intégrale de sa politique. En effet, se cachant derrière des propositions de réformes en apparence « de gauche », telles que le revenu universel pour les nationaux, ce gouvernement sert in fine les intérêts des classes dominantes.

Cela est d’autant plus flagrant quand on sait que La Ligue s’est fondée sur l’exaspération du patronat du Nord de l’Italie qui souhaitait s’indépendantiser du reste du pays pour se faire encore plus de profit. Et c’est aussi la Ligue qui a participé à trois reprises aux coalitions de droite de Sergio Berlusconi, connu pour être un rapace capitaliste.

Mais la scène qui s’est déroulée à Bologne n’est pas propre à l’Italie de Matteo Salvini. Partout où se relève la classe ouvrière, la répression est au rendez-vous. Si le ministre de l’Intérieur italien a rembarré Macron sur la question de l’accueil des réfugiés qui ont été des milliers à mourir en Méditerranée en 2018, c’est main dans la main qu’il répriment les ouvriers qui relèvent la tête face aux offensives néolibérales.




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