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Politique

La répression s’amplifie

Notre Dame Des Landes : un homme grièvement blessé, la main arrachée par une grenade

La deuxième phase de l’expulsion de la ZAD a déjà engendré son lot de blessés du côté des occupants. Ce mardi, un jeune homme a été grièvement blessé par une grenade, qui lui a arraché la main, alors qu’il tentait apparemment de la ramasser.

Crédits Photo : Franck Dubray/ Ouest France

Depuis la fin de la semaine dernière, l’opération militaire d’évacuation de la ZAD a repris, et avec elle son lot de scènes dignes de films de guerre, ses montagnes de grenades en tous genres et son cortège de blessés. 

Alors que les forces de répression, sur ordre du gouvernement, ne cessent de détruire et saccager les habitations de la ZAD (zone à défendre) de Notre Dame Des Landes, et d’en expulser les occupants avec une violence décuplée, ce mardi c’est un jeune homme d’une vingtaine d’années qui en a fait les frais.

Ce dernier a été grièvement blessé après avoir tenté, d’après ce que disent les médias, de ramasser une grenade lacrymogène et déflagrante qui se trouvait au sol. Cette grenade lui a explosé entre les doigts, lui arrachant la main. Grièvement blessé, il a été traîné au sol par les gendarmes mobiles (GM) avant d’être pris en charge à l’hôpital.

« La personne blessée a été traînée par les GM pour l’évacuer de la Chateigne, avant d’être emmenée en ambulance à 12h30 sur le chemin de Suez par la Saulce. Flics, hors de nos vies ! » ont communiqué les militants de la ZAD sur internet à la mi-journée. Quant aux déclarations des représentants d’État, elles ont été aussi brèves que rares, insistant tout particulièrement sur le fait que le blessé aurait tenté de ramasser la grenade à mains nues, pour déresponsabiliser les gendarmes. 

Pourtant, on est en droit de s’interroger sur la légitimité de cette intervention des forces de répression, dont la violence n’est plus à prouver, et de l’usage sans limites d’armes telles que les grenades, qui n’en sont pas à leur première victime. En effet, l’assassinat de Rémi Fraisse sur la ZAD de Sivens est encore frais dans les mémoires, tout comme l’impunité des responsables de sa mort. Et plus récemment encore, c’est à Toulouse que Guilhem, un étudiant, a été grièvement blessé par l’explosion « involontaire » d’une grenade, suite à l’expulsion de la fac du Mirail.




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