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Notre classe

Débrayages en pagaille

PSA Vesoul. Les ouvriers reconduisent leur journée d’action et préparent le 22 !

Alors que la direction du groupe PSA annonçait une augmentation des heures de travail, en s’appuyant sur les ordonnances Macron, les ouvriers du site de Vesoul commencent à riposter en organisant depuis hier plusieurs séries de débrayage.

Le groupe PSA, qui avait annoncé en début d’année la suppression de milliers d’emplois, continue sa casse sociale. Pour le site de Vesoul, où sont fabriqués et stockés des pièces détachées, la direction prévoit un passage à 37h45 par semaine. Une augmentation du temps de travail qui ne sera même pas compensée par la hausse salariale symbolique de 2,8 % annoncée. « On refuse de travailler plus pour gagner moins », a déclaré à France 3 Franck Guénot, de la CGT.

A côté de cette hausse du temps de travail, c’est aussi de nouvelles suppressions d’emploi qui sont prévues sur le site où sont employés 3000 personnes. En effet, la direction a annoncé vouloir supprimer 150 CDI par an jusqu’en 2020 sur le site. Un accord d’entreprise qui doit avoir la validation des syndicats présents sur le site, où FO est majoritaire. FO qui approuvait en début d’année avec les syndicats CFDT, CFTC et GSEA la suppressions de 2200 emplois.

La direction du groupe, qui affichait des bénéfices de plus de 4 milliards, prévoit de supprimer des postes et d’augmenter le temps de travail, l’absurdité des logiques patronales va encore une fois briser les travailleurs pour accroître le profit des grands capitalistes. Et ce grâce aux ordonnances Macron qui ont ouvert la voie à la primauté des accords d’entreprise. Des journées interminables qui ne seront pas compensées financièrement, l’impossibilité d’avoir une vie de famille, des hausses de cadence qui sont prévues et vont mettre d’autant plus sous pression les ouvriers… En somme, la direction du groupe annonce des centaines de chômeurs et des milliers de travailleurs avec une surcharge de travail sur ce site.

Hier, ils étaient une centaine à débrayer pour protester contre ces nouvelles attaques. Ce vendredi matin, de nouveaux débrayages ont eu lieu. D’ores et déjà, une journée d’action est prévue le mardi 22 mai, journée de mobilisation forte, déjà appelée par la fonction publique. Les intérêts de Macron et ses patrons ne sont que la détérioration des conditions de travail et la casse des services publics, et c’est bien par la grève que nous pourrons leur mettre un stop !




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