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Monde

Nouvelle attaque pro-Israël de l’Administration Trump

Palestine : Trump supprime les aides aux hôpitaux

Ce samedi 8 septembre, l’Administration Trump a annoncé la suppression de 25 millions de dollars d’aide destinée aux hôpitaux palestiniens de Jérusalem Est.

Ce samedi 8 septembre, l’Administration Trump a annoncé la suppression de 25 millions de dollars d’aide destinée aux hôpitaux palestiniens de Jérusalem Est. Cette énième attaque confirme la politique d’asphyxie menée par les Etats-Unis de Trump à l’encontre de la population palestinienne. Une situation inacceptable protégée par les puissances occidentales et les Nations Unies.

La politique pro-Israël des Etats-Unis assumée au grand jour

En supprimant 25 millions de dollars d’aide aux institutions sanitaires, l’Administration Trump démontre encore une fois son allégeance à l’Etat d’Israël et sa volonté de participer activement à la guerre menée depuis 1948 par ce dernier contre la population palestinienne. Alors que le conflit israélo-palestinien a causé depuis l’an 2000 plus de 7 000 morts du côté palestinien, les coupes budgétaires drastiques dans le milieu hospitalier, outre le fait qu’elles entravent gravement au droit à l’accès aux soins, sont l’expression d’une politique criminelle menée de concert par les Etats Unis et Israël.

Depuis décembre 2017 date à laquelle D. Trump a reconnu unilatéralement Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, déstabilisant une nouvelle fois l’équilibre extrêmement fragile de la région, la nouvelle administration américaine ne cache pas sa complicité avec le gouvernement nationaliste et xénophobe de Netanyahou. En effet, en abaissant successivement de 65 et 200 millions de dollars les aides destinées aux Palestiniens, l’exécutif américain concourt simultanément à la politique colonialiste et criminelle de l’Etat d’Israël ainsi qu’à sa propre politique de repli nationaliste et protectionniste. Ces 265 millions de dollars iront donc à des « programmes hautement prioritaires ailleurs », soit « conformément aux intérêts nationaux ».

Si la politique ultra offensive de D. Trump peut sembler en rupture avec celle de ses prédécesseurs, il n’en est rien. En effet, souvent plus diplomates, les présidents américains ont cependant toujours milité à l’échelle internationale pour un accord déséquilibré en faveur de l’Etat sioniste, et ce depuis 1948, lorsque H. Truman s’était empressé de reconnaître la création de ce dernier par un coup de force de Ben Gourion.

Ainsi, c’est avec des armes américaines que l’Etat d’Israël a maté les populations palestiniennes à partir de la Guerre des Six Jours en 1967. C’est aussi le veto américain qui a bloqué jusqu’en 2016 toute résolution du Conseil de sécurité de l’ONU en faveur d’un arrêt de la colonisation israélienne. Enfin, c’est sous l’Administration Obama, pourtant perçue comme progressiste, que l’armée sioniste a joui d’une enveloppe record de 38 milliards de dollars.

Une situation palestinienne catastrophique : les puissances impérialistes sont responsables

La colonisation de la Palestine par l’Etat d’Israël, dont l’exemple le plus frappant reste le blocus imposé à Gaza depuis 2011, soumet l’avenir des populations aux relations diplomatiques des puissances occidentales et régionales et les contraint à vivre d’aides internationales.

Cette coupe budgétaire à l’encontre des hôpitaux vient donc aggraver le niveau de vie des populations, dont près de 50% d’entre elles vit en dessous du seuil de pauvreté. Comme l’énonce l’Organisme de Libération de la Palestine, ces résolutions américaines sont donc des « outils de chantage politique » au service de la « politique anti-paix de Netanyahou ».

Si ces manœuvres criminelles de l’Administration Trump sont parfois dénoncées par les puissances européennes, ces dernières contribuent pourtant à la situation actuelle en se cachant derrière les institutions internationales, qui depuis le début du conflit concourent pourtant aux intérêts israéliens. D’autant plus que l’instabilité régionale actuelle s’explique par la politique coloniale menée par ces Etats européens et établie par le biais de la Société des Nations (SDN), ancêtre des Nations Unies.

Comme l’énonce H. Achraoui, membre de l’OLP, « les droits du peuple palestinien ne sont pas à vendre ». Ainsi, s’il faut dénoncer la suppression de ces aides américaines qui plongent d’autant plus le peuple palestinien dans la misère, il est nécessaire de rappeler que ce sont les politiques conjointes des puissances impérialistes, dont la France fait partie, qui continuent de nier le droit de ces populations à disposer d’elles-mêmes.




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