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Rentrée Universitaire

#Parcoursup. A Montpellier, l’université veut faire payer la mobilisation de l’an dernier

A l’université Paul Valéry, Montpellier III, en cette rentrée, quatre étudiants et un personnel contractuel passaient en commission disciplinaire pour des motifs reliés à leur implication dans la mobilisation contre Parcoursup et la loi ORE de l’an dernier. Une situation scandaleuse pour les organisations syndicales qui relèvent que les « auteurs des agressions physiques envers les étudiants », à la faculté de droit en mars dernier, n’ont toujours pas été inquiétés.

C’est au président de l’université Paul Valéry Montpellier III, Monsieur Gilli, que les organisations syndicales de personnels (SNESUP-FSU UM, CGT Université, Sud Recherche EPST, CGT SNTRS, FO ESR, Sud Education, SCUM, CEI) et de jeunesse (UNEF) s’adressent dans leur communiqué. Relevant la « faiblesse éclatante des dossiers montés par la présidence de l’UPV [Université Paul Valéry] », qui a lancé des commissions disciplinaires pour quatre étudiants et un personnel étudiant contractuel en ce début d’année, « ce sont bien la mobilisation des personnels ainsi que les modalités d’action choisies par les étudiants dans le cadre de leur assemblée générale qui sont visées ». Les organisations syndicales soupçonnent la présidence de l’université de viser une poignée d’individus, « connus pour leur engagement syndical », et leur imputant de manière « injuste, […] des actions comme le blocage du campus, […] alors que des centaines y ont participé ».

La mobilisation au sein des universités de Montpellier avait été particulièrement vive au printemps dernier. En particulier, l’occupation de la faculté de droit et de sciences politiques par les étudiants avait été mise sous le feu des projecteurs en mars 2018, suite à son évacuation par un commando constitué de plusieurs individus cagoulés et armés de barres de fer. Parmi eux, Philippe Pétel, doyen de la faculté et Jean-Luc Coronel de Boissezon, enseignant d’histoire du droit, tout deux suspendus de leur fonction et mis en examen. A l’exception de ces deux personnels de l’université, dont les faits ont été filmés, les autres membres de ce commando n’ont pas été inquiétés. En dépit des déclarations des témoins présents sur place et agressés physiquement qui, pour la présidente de la Ligue des droits de l’Homme à Montpellier, Sophie Mazas, n’ont pas été pris en compte. En effet, lors d’une conférence de presse du 2 juin, Sophie Mazas a soupçonné, photo et vidéo à l’appui, la "complicité directe ou indirecte" d’autres membres de la faculté de droit, dont les professeurs François Vialla et Pascal Vielfaure.

Une « disproportion inacceptable de traitement entre des agresseurs masqués et armés, et des étudiants et personnels mobilisés pacifiquement contre une loi injuste », estiment les syndicats qui rappellent leur "opposition résolue au dispositif Parcoursup, dont nous continuons de réclamer l’abrogation pour permettre à tous les bacheliers de s’inscrire librement à l’Université".




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