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Notre classe

Condition de travail

« Pas d’accident de travail et t’auras à bouffer ! » Le mépris de La Poste envers ses salariés

C’est en Nouvelle-Aquitaine que la direction a proposé aux travailleurs des pains au chocolat ou des sandwichs s’ils n’avaient pas d’accident du travail. Une ‘’offre’’ méprisante envers les postiers dont, on le sait, les conditions de travail s’aggravent de plus en plus.

C’est à France Info, qu’un postier a confié le deal que leur a proposé la direction : « Si on a 100 jours sans accident de travail sur le vélo, on aura droit à une chocolatine. Si on arrive à 150 jours, on aura droit à un petit déjeuner. Si on fait 200 jours sans accident, on aura droit à un sandwich » raconte-t-il. Une proposition odieuse quand on connaît les conditions dans lesquels les postiers travaillent actuellement. Que ce soit en vélo ou avec d’autres véhicules, les tournées sont de plus en plus cadencées, calculées par des algorithmes sans aucune conscience de la réalité du terrain, les postiers prennent évidement des risques dans ces condition.

Concernant les tournées à vélo, c’est une problématique importante sur laquelle la direction fait preuve d’une hypocrisie sans nom. Si on prend la loi, les postiers sont tenus de respecter le code de la route, celui-ci stipule une interdiction de rouler sur les trottoirs pour les deux roues, motorisé ou non. Dans les faits, le cadencement des tournées, dont nous parlions plus haut, est tellement serré qu’il faut nécessairement rouler sur les trottoirs, sans quoi les postiers manquent de temps et doivent ramener le courrier excédentaires et s’exposent ainsi à des sanctions.

Vis à vis de cette situation, qui pose évidement problème d’un point de vue sécurité, personne ne réagit, que ce soit la police qui est habitué à la pratique ou les patrons qui y encouragent en prétendant qu’ils ‘’couvrent’’ les travailleurs en cas de problème. On se doute des retombés en cas d’incident, il n’y plus de ‘’couverture’’ qui tiennent et les tribunaux se contenterons de rappeler le contenu de la loi, sans chercher davantage à savoir que son effraction est encouragée par la direction.
On voit clairement l’hypocrisie de la direction qui cautionne des pratiques dangereuses que ce soit pour le postier ou pour les piétons et qui d’un autre côté tente de réduire les accidents du travail dans un mépris total des postiers, afin d’optimiser toujours plus leur bénéfice.

Ces quelques phrases d’un patron cristallise la brutalité de l’entreprise qu’est devenu La Poste aujourd’hui, une entreprise qui exploite et méprise ses employés. Mais ça, beaucoup d’entre eux l’ont compris et ne comptent pas se laisser faire. Que se soit concernant les réorganisations du travail, qui n’arrangeront rien, et que nous expliquions ici avec les logiques de la méridienne et de la sacoche, qui sont les deux grosses problématiques contre lesquels des postiers de toute la France se battent, notamment à Bordeaux où une grève historique pour le secteur, de plus d’un mois, s’est déroulé récemment, ou dans le 92, où les postiers mènent aussi des batailles contre cette direction pour réintégrer un militant syndical a subit une répression allant jusqu’au licenciement et défendre leurs conditions de travail.




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