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Politique

Structurer le mouvement

Toulouse, Gilets jaunes : Pourquoi venir aux assemblées générales ?

Dimanche 20 janvier se tiendra la 4ème Assemblée Générale des Gilets jaunes Occitanie. L'occasion de revenir sur les raisons pour lesquelles il est important de venir, afin de structurer le mouvement.

Le mouvement n’est pas mort, bien au contraire. L’acte 9 à Toulouse a même été plus massif que les précédents.Sur cette bonne dynamique, construire et consolider le rapport de force devient encore plus crucial. Il faut donc être nombreux et nombreuse pour cette prochaine AG qui s’annonce décisive !.

Une AG ? A quoi ça sert ?

 
L’Assemblée générale (AG), c’est tout d’abord un lieu de décision. Depuis la troisième AG à Toulouse, chaque proposition faite dans les interventions est votée. C’est donc la possibilité de proposer ses idées au vote, mais aussi de se prononcer sur celles des autres. Chaque personne peut voter pour, contre, ou s’abstenir. Les décisions sont prises aux yeux de tous et par tous. A l’inverse du début du mouvement ou l’ensemble des décisions étaient l’affaire des groupes d’administrateurs facebook et où on ne savait pas d’où venaient les décisions et propositions, l’AG permet maintenant de décider démocratiquement, de manière transparente et tous ensemble. Les choix ne dépendent plus de bons ou mauvais rapports entre administrateurs de pages/groupes/boucle. Les décisions sont l’affaire de tous et doivent être posées en assemblée. Alors, évidemment, l’idée n’est pas de TOUT voter ou de voter les inititiatives personnes mais de soumettre au vote les propositions centrales et qui demandent une organisation collective : un cahier de revendication, un blocage important, la mise en place de commissions, etc. De ce fait, ces décisions auront plus de poids car elles auront été décidées collectivement à la majorité, et pourront y compris trouver plus d’écho médiatique. 
 
Deuxièmement, l’assemblée générale est le lieu de la coordination. Les commissions (action, communication, revendication etc..) viennent présenter leur travail en AG et faire des propositions soumises au vote. Il est important de venir à l’AG pour suivre les actions et voter sur ces dernières. Même si les discussions peuvent être longue, c’est l’occasion de diffuser les actions, de les penser collectivement, de faire des retours et propositions pour l’améliorer.
 
Certes, nos premières Assemblées n’étaient pas parfaites, les débats étaient parfois longs et désorganisés, ce qui a pu en décevoir certains... Mais il n’est jamais évident de s’organiser par nous-mêmes lorsqu’on est nombreux, et qu’on nous a appris, toute notre vie, à déléguer et à ne pas prendre nos affaires en mains ! Au contraire, nous apprenons à fonctionner ensemble au fil du temps, et d’AG en AG le débat est plus fluide, plus constructif, plus efficace. Par ailleurs, contrairement à ce que pensent certains, les Assemblées ne sont pas le lieu où ne viennent que "ceux qui veulent parler", par opposition à ceux qui voudraient "de l’action", car nos débats sont précisément nécessaires pour discuter ensemble d’un plan d’action et de guerre ! Et c’est bien de ça dont on doit discuter. 
 
Enfin, l’AG c’est un lieu de rencontre et de discussion. Le seul moment où on se réunit en nombre autour d’un débat organisé (et à l’abri des gaz lacrymogènes...). Tout le monde peut échanger et se sentir concerné. Petit détail en plus : l’AG 4 se tiendra au chaud dans un gymnase près de Ramonville. Le froid ne sera plus notre problème !
 

Les enjeux de l’Assemblée Générale "Acte 4"

 
Plus de 2 mois que le mouvement continue. Des AG comme à Toulouse se multiplient à travers la France et ouvrent la possibilité de se coordonner à l’échelle nationale. Comment maintenir et construire le rapport de force ? Comment se construire au-delà des ronds-points et des manifs le samedi ? Comment se défendre face à la répression policière qui est de plus en plus violente ? Ce sont des questions centrales qu’il faut débattre en assemblée.
 
Localement il y a beaucoup à discuter sur la suite des actions et les perspectives d’organisations. Il faut encore accentuer la coordination et réfléchir collectivement à l’orientation. 




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