^

Politique

Répression

Violente répression de la manifestation et des cortèges syndicaux à Rennes

Ce 9 octobre aura été placé sous le signe de la répression pour les manifestants de Rennes. Le matin, la faculté était envahie de CRS. L’après-midi, la manifestation a été violemment arrêtée et réprimée.

Crédit photo : Ouest France

Ce matin déjà, 200 CRS et autres gendarmes mobiles avaient été envoyé dans la fac de Rennes-2 pour casser le blocage ponctuel prévu par les étudiants pour pouvoir se mobiliser.

La répression ne s’est pas arrêtée là, et on a pu en apprécier toute l’étendue durant la manifestation, contre les cortèges syndicaux. Alors que 5.000 personnes défilaient dans les rues contre la régression sociale imposée par Macron, la police a bloqué la manifestation, qui suivait pourtant le parcours déposé vers la place de Bretagne.

En effet, sur les coups de 12h30, alors que les cortèges arrivaient place de la République, les gendarmes ont fait barrage, avant d’asséner de coups de matraque les manifestants qui voulaient passer et de gazer toute la place.

Les manifestants ont tout de même pu continuer le parcours, en revendiquant leur liberté de manifester, avant que la gendarmerie ne recommence à charger.

Si la répression policière est coutumière à l’encontre des jeunes - des quartiers populaire ou des « minorités agissantes » - elle est beaucoup moins fréquente quand il s’agit de tabasser des leaders syndicaux. La plupart des manifestants sont restés hébétés, ne comprenant pas l’ampleur de la violence policière qui s’abattait sur eux.

Alors que cette journée de mobilisation est une réussite par rapport à ce qui était attendu, le pouvoir d’État a encore une fois manifesté sa volonté : écraser par la force toute contestation, pour faire passer ses contre-réformes dont la violence sociale n’est plus à démontrer.




Mots-clés

Manifestation   /    Rennes   /    Violences policières   /    Répression   /    Politique